Ferrol espagnol : survol

En ce vendredi, nous voici en Galicie. Démystifions le tout. Sur la carte de l’Espagne, la ville de Ferrol se situe au Nord-Ouest, dans la province de La Corogne, l’une des quatre provinces de la communauté autonome de Galice. Cette ville compte environ 70 000 habitants.

À l’embouchure de la Ria de Ferrol, qui se jette dans l’océan Atlantique, ce petit bijou d’Espagne est le port d’entrée de navires de croisière comme le Seven Seas Navigator (maximum de 450 passagers). Son histoire militaire a marqué son développement; ici, tout nous ramène à la guerre. On y voit des fortifications, des forteresses, un chantier naval militaire et le château de San Felipe, qui date de 1577. Conquise par les Russes, la ville est devenue autrichienne, avant de passer aux mains des Espagnols. Au XVIIe siècle, Ferrol possédait le plus gros arsenal militaire d’Europe. La défense du territoire, la pêche et les chantiers navals en ont inspiré l’infrastructure. À l’abri du vent océanique, sa température est douce presque toute l’année (moyenne de 15,3 oC), mais la pluie est souvent au rendez-vous.

À notre arrivée, Ferrol était endormie, auréolée de bleue. Un autobus vide nous avait déposés cinq minutes plus loin, en plein centre-ville, entre le bureau de poste et la mairie. Dans le quartier Magdalena, construit en 1761, il est facile de s’y retrouver, les allées suivant un parcours en jeu d’échecs. Les magasins étaient fermés, mais on a pu déambuler au hasard des rues, flânant devant les vitrines, découvrant un café ici, une terrasse là. Les bâtiments sont vétustes, parfois rénovés, parfois placardés. Le passé, on le sent présent. Plusieurs balcons en saillie sont vitrés, typiques des constructions néoclassiques (1770 à 1840).

Durant ces heures de promenade à un rythme non cadencé, on avait l’impression d’être seuls dans Ferrol. Exception faite d’une vingtaine d’hommes attroupés à une terrasse d’un grand parc, qui avaient l’air de réinventer le monde, à coups d’effusions et de grands gestes. Les mouettes, elles, recherchaient une miette.

Observer, prendre le temps, goûter à la tranquillité d’un quartier qui s’éveille, c’était ça le bonheur du moment. Se perdre dans ces petites rues et ruelles, c’était se retrouver. On pouvait sentir le calme après les guerres qu’a connues Ferrol dans les siècles derniers.

Notre retour à pied s’est fait par la Rua Real, pour descendre la Rua San Francisco, au sommet de laquelle trône l’église de San Francisco jusqu’à la Rua Espirito Santo.

Retour au quai, où personne ne semble s’attarder. Flâner? Poser pour la postérité? Oui, pourquoi pas? Car la beauté de cette matinée, c’était que notre temps n’était nullement compté.

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