



Nous voilà au Cap-Vert, un archipel de 10 îles au large de l’Afrique de l’Ouest, à la hauteur du Sénégal. On débarque à Mindelo, sur l’île de São Vicente. Ici, on parle portugais et créole, avec des influences africaines. Tud drett? L’endroit est devenu indépendant du Portugal en 1974. Les premières élections démocratiques se sont déroulées en 1991.
Jusqu’au 19e siècle, on enlevait des Africains du continent et les amenait ici avant qu’ils soient envoyés comme de la marchandise pour servir d’esclaves, surtout au Brésil et dans les Caraïbes. Environ 5,5 millions d’esclaves ont ainsi été déportés au Brésil, et 20 % d’entre eux mouraient. En 1836, l’esclavage a été aboli sur l’île. L’histoire, malheureusement, ne peut pas être changée. Mais les mentalités, oui.
Après l’abolition de l’esclavage, l’île a connu une grande pauvreté et une immense famine pendant un siècle. Aujourd’hui pays démocratique, le Cap-Vert vit du tourisme et de la pêche. São Vicente compte 87 000 habitants, ce qui en fait la deuxième île la plus populeuse du pays.
Les environs du port
On parcourt d’abord la ville à pied pour s’imprégner des couleurs et des odeurs. On y retrouve des maisons coloniales et des places verdoyantes à l’abri du soleil. Les femmes transportent leurs achats sur leur tête. Les chiens errants sont nombreux, mangeant ce que les gens leur donnent. Les animaux sont bien traités sur cette île. Si une personne est prise à tuer intentionnellement un animal, elle est emprisonnée pour trois à cinq ans. On ne rit pas!















Des pêcheurs vendent leurs prises aux femmes, tandis que leurs maris discutent au bar.















Monte Verde
On quitte Mindelo pour monter à 750 mètres d’altitude au Monte Verde, la plus haute montagne de l’île. D’en haut, la vue est spectaculaire. Mais quelle aventure de s’y rendre! À entendre le moteur de l’autobus rugir, je comprends pourquoi on était seulement huit à bord… sans climatisation! Je vous avoue avoir pensé au pire… Et si le chauffeur avait un moment d’inattention? Si les freins lâchaient en descendant la route de galets, souvent sans garde-fous?










Des tortues bien traitées
On se rend ensuite dans un refuge à tortues, situé à côté d´un des trois volcans éteints de l’île São Vicente. Les tortues sont capturées lorsqu’elles sont trouvées blessées, elles sont soignées dans des bassins, puis relâchées quand cela est possible.







Le volcan qui est entré en éruption la dernière fois au Cap-Vert est le Pico do Fogo, en 2014. Situé sur l’île voisine, Fogo, il avait détruit deux villages.
Les plages
Plusieurs superbes plages entourent Sao Vicente, mais 95 % de la population ne sait pas nager. Les causes? Il manque de sauveteurs-formateurs et les hautes vagues à certains endroits sont dangereuses. Heureusement, aucun serpent ne vit sur l’île : marcher dans le sable est donc sécuritaire. Les touristes sont plus nombreux d’octobre à février, pendant la saison sèche.










La propreté sur l’île est impressionnante. Que ce soit au Marché africain, sur les trottoirs, dans les champs ou même sur les plages, rien ne traîne. L’environnement est important pour les Cap-Verdiens. L’électricité de l’île est fournie par des éoliennes et des panneaux solaires. Peut-on être plus verts que le Cap-Vert?






La violence est rarissime sur cette île. Les habitants sont accueillants et bienveillants avec les touristes.









Si j’avais à décrire le Cap-Vert en un mot? Superbe!