Je n’avais pas encore publié la rétrospective de mes meilleures photos de voyage en 2024… je m’en excuse, je ne suis pas très assidue dans mes articles de blogue. Mon travail me prend toute ma concentration, alors il ne m’en reste que peu au bout du compte pour passer quelques heures de plus devant mon ordinateur. Ça fait partie de ma vie, jongler avec l’équilibre de mon temps libre! N’ayez crainte, ma rétrospective de voyages de l’année 2025 suivra aussi; ne la manquez pas!
Je suis allée en Alaska en juin et en Afrique à la fin 2024. Entre le froid et le chaud, mon coeur a balancé. Tant d’animaux, de paysages sublimes, de sourires éblouissants ont marqué ma nature tendre, mais aussi ce qu’il y a de plus triste ou laid.
Attachez votre tuque, voici le résumé de mon voyage en Alaska.
Le Grand Nord
On n’arrive pas en Alaska sans passer par Vancouver, à l’extrême ouest du Canada. Si vous n’aviez qu’un endroit où voyager au Canada, c’est bien ici qu’il faut aller. La température y est clémente, on s’y sent en sécurité, les plages sont belles, la forêt est dense, les gens sont sympathiques.









Anchorage
À 3,5 heures d’avion de Vancouver, on arrive dans la ville d’Anchorage. Fondée en 1914, elle est la plus peuplée de l’Alaska, à moins de 300 000 habitants. Les Russes y étaient établis avant cette date et à cause d’une dette impayée, ils ont dû la céder aux États-Unis. Plusieurs populations autochtones y ont construit leur domicile. Un grand séisme a eu lieu en mars 1964, de magnitude 9,2, le plus important tremblement de terre en Amérique du Nord. Plusieurs bords d’eau sont envahis par des sables mouvants; ils sont évidemment à éviter.

L’hôtel où j’ai logé, le Historic Anchorage Hotel, est réputé pour être hanté. Heureusement, cette nuit-là, aucun spectre ne m’est apparu, sinon je me serais enfuie sur-le-champ! (Lire mon article à ce propos)








Glacier et Juneau
Après cinq heures à bord d’un train panoramique, j’arrive à Seward pour prendre le Celebrity Summit, pour une croisière de sept jours. Le glacier Hubbard est majestueux, et les eaux à ses pieds font 226 mètres de profondeur. Dommage qu’il fonde à vue d’oeil. L’impact du réchauffement climatique.







Juneau est cette ville entre eau et montagnes, fondée en 1880 dans la foulée des chercheurs d’or. Les amateurs de plein air et d’aventures sont servis. On y observe des baleines et autres mammifères marins. On compte au moins 10 000 aigles royaux dans la ville, soit le tiers de tous les aigles de l’Alaska. Gare à vos petits chiens, chats ou bébés laissés sans surveillance! Ils les attaquent pour se nourrir. Leur présence est partout : sur les poteaux électriques, sur le sommet des arbres, dans les cours arrière des maisons. Juneau est la ville où s’est établi le premier McDonald’s en Alaska.








La ruée vers l’or
Skagway est cette ville construite au point de départ de la route vers l’or. Une voie ferrée y a été construite, au pic et à la pelle. Aujourd’hui, cet endroit compte 1 173 habitants et 15 blocs de rues. Malgré sa petitesse, la ville est la 18e destination la plus visitée au monde et 45 minutes suffisent pour y faire le tour. Le Saloon Red Onion était le lieu de célébration pour les gens qui avaient trouvé de l’or. Près de là, à Dead Horse Gulch, 3 000 chevaux sont morts en transportant, en 1896, les provisions d’aliments pour un an que les chercheurs d’or devaient avoir avant d’entreprendre le grand voyage vers le métal précieux. Ces chevaux et ces hommes devaient monter le col Chilkoot, affrontant les intempéries de l’hiver, à leurs risques et périls. Beaucoup sont morts en voulant s’enrichir. La ruée de l’or du Klondike a eu lieu de 1896 à 1900.








Un train nous transporte jusqu’à un chenil de courses de chiens Alaskan. Ses propriétaires participent chaque année à l’Iditarod, une course en chiens de traîneaux l’hiver, où ils doivent parcourir 1 757 kilomètres, entre Anchorage et Nome. Leurs chiens entraînés sont attelés (entre 12 et 14 chiens) et au moins 6 doivent se rendre jusqu’au fil d’arrivée.





Icy Strait Point
Ce port est le seul privé en Alaska pouvant accueillir les croisiéristes. Sa population n’est que de 765 personnes; la plupart sont des Autochtones natifs de l’endroit. Le site contient trois restaurants, quelques boutiques… et on peut y apercevoir 2,5 ours par mille carré! En excursion à Hoonah, je suis un guide en forêt, et le groupe de marcheurs est suivi d’un garde-chasse, carabine sous l’épaule… juste au cas où. Le guide nous explique les plantes dont il fallait se méfier, et celles qu’on pouvait manger. Un ours était passé par là avant nous, ses excréments frais le prouvaient. Heureusement, aucun coup de feu n’a retenti.











Ketchikan
La ville de 8 000 habitants tire ses principaux revenus du tourisme. Plus de 800 000 croisiéristes par an la visitent. Faire du canot sur un lac tranquille entouré des beautés de la nature procure un sentiment d’apaisement. C’est comme un retour aux sources. Dans la quartier de Creek Street, tout se fait à pied. Il s’agit d’un regroupement de petites maisons sur pilotis, où autrefois les hommes chercheurs d’or allaient chercher quelque réconfort auprès des prostituées du coin. Dolly était cette dame qui tenait une maison close, bien conservée depuis, au grand plaisir des visiteurs (petite maison verte sur la photo).
Walmart est populaire dans cette ville, tellement, qu’à l’ouverture du magasin, toute la marchandise a été vendue en moins de trois heures! C’est le plus petit magasin de la chaîne.









L’Alaska a été une belle surprise pour moi. Ces grandes étendues de forêts, de lacs, de glace, d’animaux et de gens qui ont appris à survivre dans leur coin de pays, m’ont fascinée. Passer des États-Unis au Canada et vice-versa la même journée est une expérience en soi. Marcher sur les traces des chercheurs d’or aussi. Adieu, Dolly!